#WeAreInnovation

Ces startup qui font de l'innovation positive

16/06/2017
startup innovation positive
Les start-up de ­l'innovation positive sont à l'honneur à Viva Technology. Finance, éducation, santé… Le champ d'application est large et les succès se multiplient pour ces jeunes pousses qui veulent rendre le monde meilleur.

Elles sont l'une des attractions de cette seconde édition de Viva Technology. Les start-up de l'innovation positive, qui œuvrent à un niveau social ou environnemental pour rendre notre monde meilleur, sont nombreuses sur l'événement. « Nous voulons inscrire le “positive impact” dans l'ADN du Salon », explique Bruno Vinay, responsable de l'expérience de Viva Technology.

Education, santé, réalité virtuelle… Le champ d'action est large. C'est pourquoi le concours de l'innovation sociale de Viva Technology, le Positive Impact Challenge, décernera samedi quatre prix : travail, éducation, social et environnement. En attendant, présentation de quelques « tech for good » prometteuses.

Qarnot vend un ­radiateur-ordinateur

La start-up de Paul Benoît, fondée en 2010, est née d'un constat simple : « Certaines personnes n'arrivent pas à régler leur facture de chauffage quand des entreprises paient pour refroidir leurs data centers. Or la chaleur des processeurs peut tout à fait réchauffer un logement. » Qarnot a donc mis au point le Q.rad, un ordinateur-radiateur qui émet de la chaleur en compilant des données. Celles-ci sont fournies par les entreprises, qui paient le service.

Un business model qui permet à la start-up de réaliser 1 million d'euros de chiffre d'affaires en 2016 et d'atteindre l'équilibre en 2018. Après deux levées de fonds d'un total de 4.5 millions d'euros, Qarnot envisage un troisième tour de table à moyen terme.

Isahint veut rendre la dignité par le travail

« Nous pensons que la technologie peut œuvrer en faveur du social », affirme Isabelle Mashola, fondatrice de Isahit. Sa plate-forme, lancée en décembre dernier, met en relation des entreprises avec des travailleurs pauvres, en grande majorité des femmes vivant en Afrique francophone.

Les « hinters » réalisent des petites tâches informatiques pour le compte des entreprises et touchent ainsi un complément de revenu. La start-up, qui est en passe de lever 400.000 euros, fait partie des finalistes du Positive Impact Challenge.

1001Pact, première ­fintech responsable

Fin 2013, Julien Benayoun et Eva Sadoun ciblent un besoin dont souffrent les entreprises sociales : le manque de financement. « C'était très difficile de lever des fonds à l'époque, raconte Julien Benayoun. Pourtant, de très nombreux citoyens sont prêts à investir dans ces projets. » C'est ainsi qu'est né 1001Pact, une plate-forme qui permet aux start-up du « positive impact » d'ouvrir leur capital à des particuliers. La fintech a collecté ainsi plus de 6 millions d'euros, finançant 25 entreprises qui ont créé depuis 420 emplois.

 

Basile Dekonink, Les Echos
#WeAreInnovation