Management

Vacances : mieux déconnecter grâce à la «connexion simplifiée»

14/08/2017
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Pour mieux profiter de l'été et de vos vacances, il faut apprendre à déconnecter. Mais cela n'est pas une tâche facile. Des conseils de David Mahé, président du cabinet Stimulus et administrateur de Consult’In France, pour maîtriser l'art de la déconnexion.

Depuis dix ans, la « pollution numérique » est l’un des motifs d’intervention de Stimulus Conseil, cabinet expert du bien-être et de la santé au travail intervenant à l’échelle de l’entreprise. Ses missions : faire tomber le stress à un niveau « modéré », faire remonter le niveau de satisfaction au travail et baisser le niveau de sollicitation mentale par rapport au numérique.

Son rôle est alors de développer des chartes de bonnes pratiques en matière d’outils numériques, mais aussi d’agir à l’échelle des individus notamment par le coaching de dirigeants.

1. Etre dirigeant et aussi « en capacité » de se déconnecter

Désormais intégré à la loi Travail, le droit à la déconnexion est aussi valable pour les cadres dirigeants . « La thématique s’est peu à peu intégrée à nos consultations parce que c’est un facteur de stress », explique David Mahé, président du cabinet (et membre du conseil d’administration de l’association professionnelle Consult’In regroupant les professions du conseil).

Les cadres dirigeants estiment souvent indispensable d’être joignables et « en capacité » de réagir à tout moment et en tout lieu. Une posture communément admise. « Pourtant réduire le volume des sollicitations et éduquer ses interlocuteurs, c’est aussi traduire une capacité à ne pas se faire déranger », estime David Mahé.

2. Opter pour des plages de connexion/déconnexion

Pour le consultant, le secret de la déconnexion pour cette population de salariés passe par une « connexion planifiée », c’est-à-dire des plages allant d’une quinzaine à une vingtaine de minutes réservées à la consultation des messages urgents, et pas nécessairement à leur traitement.

David Mahé préconise de caler ces instants dans la matinée et en fin d’après-midi. « Planifier des moments de connexion dans la journée permet une plus grande disponibilité en dehors », assure-t-il. L’idée n’étant pas de s’engager à apporter une réponse, mais d’assurer une permanence, de sanctuariser un espace-temps et de créer des routines de déconnexion. « Avec ces plages, la démarche est aussi d’être pleinement disponible à l’instant présent ».

3. Hiérarchiser les messages

Le fait de bloquer une plage consacrée à la connexion est simple à organiser. Cela est d’autant plus efficace que 80 % des messages reçus dans la boîte mail deviennent rapidement obsolètes. Garder les idées claires pour les 20 % de mails qui le méritent est aussi une façon de ne plus être pollué.

David Mahé conseille en outre de « ne traiter que les messages dont on est le destinataire et de ne pas réagir à ceux dont on est seulement en copie ». Prenez soin des autres, évitez de « répondre à tous » quand la situation ne l’impose pas.

Valérie Landrieu, Les Echos