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Les entrepreneurs et leur impact social

14/06/2017
Cyril Garnier, impact positif des entrepreneurs
SNCF développement vient d'éditer un ouvrage qui recense un millier de start-up. Un ouvrage collectif réalisé en mode collaboratif avec le Groupe La Poste, Les Mousquetaires, Maif, Nextdoor, Sanofi, SNCF Réseau, Accenture et Avanade.

Qui sont ces 1.000 champions ?

Ces start-up ont été créées entre 2010 et 2016, elles sont innovantes, mais pas uniquement sur la technologie. Il y a celles qui ont levé des fonds, pour un total de 2,5 milliards d'euros pour notre liste. Les 120 plus importantes comptent pour 1,3 milliard, ce qui permet une certaine traction en termes de clients. Mais nous comptons aussi des start-up qui se développent très bien sans lever de fonds. Il a fallu aussi aller piocher des pépites dans des univers plus cachés, comme les biotech, et utiliser des outils pour analyser la consommation des internautes pour détecter les jeunes pousses qui émergent dans l'économie collaborative.

 

Quels sont leurs traits communs ?
 

Il n'y a pas de parcours type. Certaines de ces jeunes entreprises ont été créées par des professionnels aguerris, d'autres par de jeunes diplômés à peine sortis de l'école. En revanche, ils ont en commun une ambition très forte, un engagement vis-à-vis de leur entreprise, et n'ont pas peur de casser les codes. Pour ces éléments, nous parlons d'une génération d'état d'esprit, plus que d'une classe d'âge.

Ils font également preuve d'un certain amour pour la France, ont le sens du produit et du client que l'on peut mesurer aussi à travers l'émergence de l'économie sociale et solidaire. Nous ne sommes plus du tout comme dans les années 1980, où les sociétés étaient portées par l'argent uniquement. Désormais, les entrepreneurs veulent avoir un impact social positif. Dernier point important, c'est un phénomène que l'on retrouve partout en France, y compris dans les départements et territoires d'outre-mer.

Que manque-t-il à cette génération ?
 

Nous n'avons pas le Nasdaq. Seules les biotech possèdent leur marché, et c'est ce qui manque aux jeunes pousses tricolores pour accélérer encore plus vite. C'est paradoxal quand on pense que la French Tech est née en quelque sorte au palais Brongnart, à Paris.

Guillaume Bregeras, Les Echos
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